| action | | | Quand, dans une émanation de ton soi - action, pensée ou mélodie - tu reconnais ton essence, d'habitude résistante et au mot et au geste et à la composition, tu es tenté de l'appeler - Å“uvre d'art ; une perplexité : tu y serais libre du monde et tu y serais esclave d'une force, dont tu ne serais qu'un instrument pour produire du bon ou du beau. Bergson ne voit que la première, banale, facette : « Un acte est libre, quand sa relation à moi-même est semblable à la relation d'une Å“uvre d'art avec son auteur ». | | | | |
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| action | | | Incapables de vivre par ou pour la musique, ils déclarent vivre pour l'esprit. Alors la terre pullule de ces spirituels grinçants, se concentrant sur l'acte à accomplir (Bergson). ! L'homme d'action - transfuge ? se désolidarisant de l'acte bruyant et optant pour le mot musical ? Impossible reconversion ! | | | | |
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| action | | | L'action est un contenu sans forme ; elle ne peut pas servir de moule, dans lequel serait coulée l'intelligence (Bergson). Aérée et façonnée en plein air, cette imposante fonte, tôt ou tard, sonnerait l'airain creux. | | | | |
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| bergson h. | | | Pense en homme d'action, agis en homme de pensée. | | |    | |
| | action | | | C'est-à -dire, ta pensée ne s'enflammera que par l'appât du but, et ton acte n'ira pas plus loin que la caresse des moyens - la fidélité, là où sied le sacrifice aux contraintes ; le sacrifice, là où s'impose la fidélité à l'instinct. Mauvais programme ! | | | | |
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| aristocratisme | | | Le jour le plus redoutable pour les destinées de la liberté sera celui, où l'on réussira à mettre en équations les voies, qui mènent aux sacrifices et fidélités, et à en faire des calculs intéressés et profitables comme pour toutes les autres actions humaines. Ainsi la vision basse des goujats de jadis : « La vie est la liberté s'insérant dans la nécessité et la tournant à son profit » (Bergson) - tournera en aimable réalité. | | | | |
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| aristocratisme | | | Pour te trouver en tête-à -tête avec ton soi inconnu, il faut te vider, te débarrasser du ballast des choses terrestres et aspirer à une hauteur céleste. Pour découvrir, peut-être, dans ce vide béni - l'origine d'une pure plénitude : « Se servir du vide pour penser le plein » - Bergson. | | | | |
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| doute | | | Nous connaître, c'est connaître notre âme, mais celle-ci est exposée au souffle d'un esprit supérieur, dont tout contact nous est interdit, - celui qui dit se connaître ne connaît que ses glandes. Ou, au mieux, ses muscles : « Ce que je connais de moi-même est ce qui prend par à l'action » - Bergson - c'est à dire une misérable surface de ma face invisible dont la profondeur m'est interdite et que seule réinvente la hauteur de mon âme. | | | | |
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| doute | | | Le regard se forme le mieux dans la peinture de ce qui n'existe pas ; c'est pourquoi le mysticisme est un excellent terrain d'exercices, où, pour que nous soyons touchés, la vision, l'extase ou le ravissement (ces paliers bergsoniens) en appellent à notre imagination plus qu'à notre œil. | | | | |
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| doute | | | Si ton regard naïf en toi ou autour de toi (Bergson) ne produit pas de système (château, phare, ruines), cela voudrait dire, que ton soi est trop encombré de choses disparates, ou bien que tu manques de regard architectural, et que tu as beau être peintre en bâtiment, tu ne seras jamais un peintre. Mieux tu te vides des autres, plus systématique sera ton message. | | | | |
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| bergson h. | | | Nos perceptions se présentent sous un double aspect : l'un net, mais impersonnel, l'autre confus et inexprimable. | | |   | |
| | doute | | | Nos gestes et nos pensées résument assez bien notre soi connu ; mais les sources mystérieuses de nos rêves et de nos pulsions appartiennent à notre soi inconnu. Le verbe reflète fidèlement la pesanteur du premier, l'esprit révèle la grâce du second. | | | | |
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| hommes | | | Ce que les hommes font, est de plus en plus inattaquable. Ce qu'ils pensent et ce qu'ils sentent est de plus en plus morbide. Mécanique des gestes, mécanique des cÅ“urs. La synthèse : le vivant plaqué sur du mécanique (l'analyse de Bergson voyait le contraire). Et c'est précisément ce caractère mécanique qui accorde les actes et les pensées et qui est à l'origine du fléau de ce siècle - le pullulement des consciences tranquilles. « Votre esprit est emprisonné dans votre bonne conscience »*** - Nietzsche - « Ihr Geist ist eingefangen in ihr gutes Gewissen ». La recta ratio et la recta conscientia vont rarement de pair, quoiqu'en pense Cicéron. | | | | |
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| hommes | | | Tout homme est capable de descendre dans ses profondeurs, où se blottit son soi connu, aspiré vers la lumière. Mais très peu tournent leur regard vers la hauteur, ce séjour ombreux de leur soi inconnu et immobile. On connaît la trajectoire du premier : « C'est le moi d'en-bas qui remonte à la surface » - Bergson - chez les non-créateurs, surface voulant dire - platitude. | | | | |
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| hommes | | | Valéry surclassait Einstein dans tous les compartiments du jeu de l'esprit (et où échouait Bergson) ; aujourd'hui, l'analyste-programmeur est plus spirituel que vos Prix Goncourt. | | | | |
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| intelligence | | | La philosophie française s'inspire des oppositions inintéressantes, p.ex. : ordre - désordre (Descartes), le tout fait - le se faisant (Bergson), l'être - le néant (Sartre, ou l'avoir de G.Marcel). Le contraire intéressant d'ordre est gratuité, celui de tout fait - provisoirement dit, celui d'être - la personne. | | | | |
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| intelligence | | | L'assommant ennui des penseurs du temps (Bergson) ou de l'espace (Deleuze) aide ma propension naturelle à fuir la réalité, pour m'amuser auprès de l'inexistant intemporel. | | | | |
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| intelligence | | | En remontant aux commencements, on n'aboutit, en dernière instance, qu'aux rythmes, timbres, hauteurs et intensités - que tout disparaisse, dans le monde ou dans nos espérances, il ne restera que la musique (Schopenhauer). La philosophie ne serait que du tone-painting (G.Steiner) ou le regard naïf (Bergson) – c'est à dire inné, naturel - en soi. Tout dans le monde est artificiel par son origine et naturel par son résultat ; d'où le culte de l'acte qui fixe et l'abandon du fait fixé. | | | | |
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| intelligence | | | L'herméneutique du profane n'a aucune chance d'apporter du sens à un résultat mathématique, dont il ne maîtrise pas le contenu. Mais le mathématicien, qui ne maîtrise pas la forme, est encore plus ridicule dans la pose de critique d'art. Quoique Spinoza fasse rire plus souvent que Bergson... | | | | |
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| intelligence | | | Dans un écrit de philosophie, la culture philosophique représente un apport négligeable ; l'esprit y est inséparable de la chair ; les horizons n'y attirent qu'à une belle hauteur de tempérament, de style ou d'émotion. La plus belle intelligence est celle qui écoute son âme et affine son goût, au lieu de scruter et confiner sa mémoire. Peu me chaut la supériorité oculaire de Descartes sur Pascal, de Bergson sur Alain, de Sartre sur Valéry, si les seconds surclassent les premiers en qualité de leur regard. | | | | |
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| intelligence | | | La structure des faits, qui constituent la base de toute représentation, porte déjà des traces de notre pré-interprétation du monde (ce qui faisait que Nietzsche niait aux faits toute existence pour l'attribuer à la seule interprétation), mais la vraie interprétation intervient dans le contexte d'un modèle figé. Ne pas confondre le libre arbitre de la représentation dynamique d'avec la liberté de l'interprétation statique (comme le fait Bergson : « Notre représentation des choses naîtrait de ce qu'elles viennent se réfléchir contre notre liberté »). | | | | |
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| intelligence | | | On reconnaît facilement que le ton et le style de J.G.Hamann, de Valéry, de Nietzsche sont supérieurs à , respectivement, Kant, Bergson ou Hegel, mais on devrait aussi se rendre compte que, même en intelligence, les premiers dépassent les seconds. | | | | |
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| intelligence | | | Le talent n'a pas besoin d'idées ; son outil, c'est le mot expressif, duquel, presque automatiquement, surgira l'impression d'idées ; il ne cherchera donc jamais à exprimer ses idées (lesquelles sont, chez lui, toujours a posteriori ; les idées a priori sont l'apanage des sots : (« Les talents nés trouvent d'instinct le moyen d'arriver à exprimer leurs idées » - Delacroix). L'instinct ne les aide que pour peindre : on imprime, en impliquant ses contraintes, on n'exprime pas, en expliquant ses fins. Le talent se reconnaît, lorsqu'en ex-primant, d'instinct, son vide, il im-prime, presque malgré lui, des idées inattendues. « L'art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu'à les exprimer » - Bergson. | | | | |
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| intelligence | | | Le corps, ce sont des capteurs qui envoient des signaux à l'âme, qui les transforme en jouissances, en souffrances ou en connaissances (dans ce dernier cas, l'âme s'appellera esprit) : signal - caresse/blessure - musique. Leur rapport n'est ni fusion phénoménologique ni séparation bergsonienne, mais cohabitation entre la fontaine et la soif. | | | | |
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| bergson h. | | | L'intelligence, c'est l'art de créer des objets artificiels, surtout des outils pour fabriquer des outils. | | |  | |
| | intelligence | | | C'est encore un moyen rêvé de rester dans l'inutile fécond. « L'intellect saisit facilement les méthodes et outils, mais il est aveugle, face aux buts et valeurs »* - Einstein - « Der Intellekt hat ein scharfes Auge für Methoden und Werkzeuge, aber er ist blind gegen Ziele und Werte ». | | | | |
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| bergson h. | | | L'intelligence, dans ce qu'elle a d'inné, est la connaissance d'une forme, l'instinct implique celle d'une matière. | | | | |
| | intelligence | | | Les deux sont de grands mystères, bien que tuaies cherché à les dégrader : « L'instinct et l'intelligence représentent deux solutions élégantes d'un seul problème ». L'instinct est une vraie intelligence, celle d'un acte aveugle, ne tenant à se justifier qu'a posteriorii ; il est une connaissance a priori. La forme est une connaissance a posteriori, bien que Platon pense l'inverse. | | | | |
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| bergson h. | | | L'intelligence reste le noyau lumineux, autour duquel l'instinct, même élargi et épuré en intuition, ne forme qu'une nébulosité vague. | | | | |
| | intelligence | | | Ce qui craint la forme fixe (la liberté, le génie) s'abaisse volontiers, jusqu'à un seul point, point zéro de la création, pour laisser s'exercer une lumineuse dictature, dont on n'est qu'instrument ravi, producteur d'ombres. Un bon instinct est une étincelle de l'intelligence câblée. | | | | |
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| ironie | | | Même la faiblesse, même le désespoir, même le vide peuvent être vécus avec intensité - la leçon centrale de Nietzsche (déjà amorcée par Platon : « Le plus beau des liens est celui qui rend au plus haut degré un soi-même et les termes liés ») ; la volonté de puissance ne vise que l'intensité de la vie. L'intensité de l'inconscience - source de toute poésie ; l'intensité de la conscience - critère de la liberté (Bergson). | | | | |
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| twain m. | | | The human race has one really effective weapon, and that is laughter.
La race des hommes n'a qu'une arme, celle du rire. | | | | |
| | ironie | | | Le rire n'est qu'une alarme ou un bouclier, mais sa larme désarme. Une technique préventive, pour chasser l'ennui et le sérieux, - placer un éternuement au lieu le plus pathétique de ton discours (Bergson). | | | | |
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| mot | | | Le vrai amoureux de perles ne les voue pas à un collier : « Les nuances se juxtaposent comme les perles : force est de supposer un fil, qui les retiendrait ensemble » - Bergson, mais à la caresse : pour l'esprit, pour l'âme ou, pourquoi pas, - pour le corps. | | | | |
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| mot | | | Le mot est migrateur, il écoute les saisons de l'âme et se détache soudain du climat ambiant. L'idée est sédentaire, elle s'attache au paysage dessiné par l'esprit. « Un invisible courant porte la philosophie à hausser l'Âme au-dessus de l'Idée » - Bergson - ce courant s'est tari, au profit du visible, du réel, où l'âme aplatie sert de signalisation horizontale. | | | | |
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| mot | | | Ils ne savent pas ce qu'ils font reproche-t-on même à ceux qui savent, que ce qu'ils font n'est pas ce qu'ils disent. Aujourd'hui, chacun sait ce qu'il fait - le pardon devint plus problématique. Le physicien n'a plus besoin de Bergson ou Heidegger, pour savoir ce qu'est le temps ; le logicien se rit de la logique hégélienne, comme le mathématicien - du néant de Sartre ou de Badiou. Le philosophe se retrouvent quelque part entre l'instituteur et le journaliste. | | | | |
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| mot | | | Ils réduisent la vie aux gérondifs (Bergson, Ortega y Gasset) ou aux participes (Marx, Sartre), aux aspects ou aux respects. La vie est la recherche de verbes-interprètes, intemporels et iconoclastes, et qui mettent en musique les choses-notes muettes, qui s'inscrivent dans l'esprit et les yeux. | | | | |
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| bergson h. | | | Nous ne voyons pas les choses ; nous lisons des étiquettes collées sur elles. | | | | |
| | mot | | | Voir et lire sont loin d'être la même opération ; la grammaire de la création ne ressemble en rien à celle du discours. Nous lisons des références, dans lesquelles se glissent aussi des étiquettes (non-grammaticales), qui sont bien collées, mais non pas sur des choses, mais sur des concepts (objets ou relations). | | | | |
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| bergson h. | | | La pensée demeure incommensurable avec le langage. | | | | |
| | mot | | | Pour la pensée, le langage est ce que les ondes du son sont à la musique. N'empêche qu'une bonne acoustique peut servir et l'algorithme et le rythme. | | | | |
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| russie | | | Où passe la frontière entre l'intérieur et l'extérieur ? Par la conscience (dans les deux acceptions du mot) : la conscience des motifs et la conscience de la honte. Tu es libre, quand c'est la conscience et non pas la science qui détermine ton choix, en dépassant ton soi (Sartre veut faire de la liberté une conscience de soi, et Bergson croit la voir en pouvoir de tourner autour de soi - en-deçà de soi il n'y a qu'esclavage !). Depuis que le péché ne terrorise plus les hommes, l'esclavage reste leur seul épouvantail. « L'Occident dit : la mort plutôt que l'esclavage ; le Russe dit : l'esclave plutôt que pécheur. L'esclavage nous prive de la liberté extérieure, le péché détruit toute liberté » - W.Schubart - « Sagt der Westen : lieber tot als Sklave, so sagt der Russe : lieber Sklave als Sünder. Knechtschaft nimmt zwar die äußere Freiheit, Sünde aber zerstört jede Freiheit ». | | | | |
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| souffrance | | | L'ineptie de Dostoïevsky, une larmette d'enfant le faisant rendre le billet à Dieu ; l'ineptie de Bergson, un seul enfant damné désavouant la Création ; l'ineptie d'Einstein, un seul enfant malheureux rendant tout progrès impossible ; l'ineptie de Camus, la souffrance non-justifiée d'un enfant étant révoltante ; l'ineptie de Sartre, les livres ne faisant pas le poids, face à un enfant qui meurt ; l'ineptie du parti pris des choses, voyant dans la souffrance des enfants le mal absolu - mais un bon écrivain est une présence divine comprenant toujours une bonne enfance, une bonne pleureuse et un bon croque-morts ! Inconsolable comme le père des Kindertotenlieder et implacable comme l'Erlkönig. L'un des buts d'un art serait : comment transformer une larme d'enfant en une pensée d'adulte. | | | | |
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| hegel g. | | | Alle Wahrheit ist in ihrer negativen Bedingung.
Une proposition est vraie non par ce qu'elle affirme, mais par ce qu'elle nie. | | |   | |
| | vérité | | | Passé de la logique pudique à l'ironie cynique, on trouve dans la déconstruction une forme ludique d'affirmation, de vérité privative, d'aléthéia. La sempiternelle déception, c'est de voir qu'on affirme ou nie si peu de choses, et l'on finit par suspendre son jugement, l'époché, dans une dialectique de l'immobilité, au milieu des choses inestimables. Toutefois, tu es un vrai maître, à côté de tes innombrables détracteurs, psalmodiant mécaniquement des mots-concepts, sans être capables d'en pointer une négation. Bergson, par exemple : « Le philosophe pourra varier dans ce qu'il affirmera ; il ne variera guère dans ce qu'il nie » - ne te comprit pas. | | | | |
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